lundi 13 août 2018

FEMME, ROSE DES CIMES !

Bonne fête à toutes les Femmes !


 Femme, telle la rose, tu reprendras ton sang,
Tout le souffle de tes ans
Et t’envoleras de toutes  tes feuilles d’or,
Bien loin de la mort
Qui ne saura être ton unique sort,
Jusqu’aux plus hautes cimes
Libérée des chaînes de la haine
Qui t’enfermaient dans l’enfer des peines,
Dans le sombre silence des souffrances et abîmes !  

Tous les murs de tes prisons s’écrouleront,
Tes  pages d’ailes multicolores s’envoleront !
Tu entonneras, Femme libre,
Rose aux splendides nouvelles fibres,  
Les chants des chevelures ivres
D’amour et de vie en toutes saisons,
Enceinte de nouveaux horizons
Déployant leurs sublimes fruits
En tonitruants bouquets d’arcs-en-ciel,
Loin des obscurs barbares et de leur fiel !

© Mokhtar El Amraoui in « Nouveaux poèmes »
Le 13 août 2018
Photographie trouvée sur le Net


lundi 23 juillet 2018

LIBRATIONS




Jusqu’où peut aller la danse,
Dans le tumulte d’un tapis nocturne ?
Qu’accompagne, au juste,
Cette lumineuse euphorie ?
Les mains, semblables à des fruits aveugles,
A des fruits de questions,
Froissent la page d’éther
Qu’entretient le quiet phénix.
Et la robe, de ses flammes, enveloppe
La danse qui se lave à l’ivresse de l’éphémère.
Tant que semblent durer
Cette nuit, cette barque,
Ce port, ce pont, ce phare,
Je chanterai cette lune aux arabesques foetales.


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

Illustration tirée du Net
Musique : Extrait d’Asturias d’Isaac Albeniz joué par Ana Vidovic






mercredi 18 juillet 2018

NELSON MANDELA

NELSON MANDELA
toujours vivant, joyeux anniversaire
Quand le chant retrouva son oiseau,
L’espoir, récitant ses couleurs,
S’éleva, juste,
Sur son sommet de lumière !
Nelson Madiba Mandela,
Tu offris les bras de tes nuits,
Tes longs jours de silence
Criant de vie
Contre les murs de la haine,
Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli !
Tes mots reprirent le cours de leurs cieux
Pour s’envoler en pas sûrs,
En chemins pour tous les yeux
Assoiffés de bonheur possible.
Tu vainquis l’arme des séparations.
Elle fondit, au feu de l’amour,
Sous les chaudes larmes
Des retrouvailles, en mains éclairées
Des rires multicolores de chansons
Pour tous les enfants,
Dans les jardins fleuris de nouveaux horizons !
© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
Percussions "Voix d'Afrique" de Guem et Zaka
Photographie du Net

dimanche 15 juillet 2018

MON AMOUR

La vérité, pour se dire, 
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère ! 


© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

Musique de Peder Bjaerum Helland






dimanche 1 juillet 2018

RECONNAISSANCE

C’est dans tes bras
Que j’ai pu triompher de mes peines.
C’est par ton souffle que j’éteignais l’enfer des semaines.
C’est par la lyre de tes mains dans les miennes
Que j’ai appris à écouter le monde sans haine.
C’est en toi que j’ai su briser toutes mes chaînes.
Aujourd’hui, sans toi,
Le bateau pris dans la tourmente se démène,
Sans phares ni clins d’espoir,
Rien que les fouets des vagues et les hurlements des sirènes !
Je t’invoquerai, comme le fou la reine.
Je t’offrirai, chaque jour et chaque nuit,
Le plus beau bouquet de mes veines !

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"


Tableau de Klimt
Musique "Gnosienne n°1" d'Eric Satie



mercredi 27 juin 2018

EVANESCENCES TROUBLES


Astres de nos rêves,
Témoins de nos souvenirs
Et vacillantes présences !
A l’orée des chemins de nos hésitations,
Nous reniez-vous,
Dans nos ultimes rencontres ?
Nous les croyions larges,
Ces étroits passages
Aux grilles à crocs !
Ils nous ont toujours enserrés,
Comme cette fange des rigoles
Laissant crouler
Nos heures de visages,
Lentes processions
De morts effluves
Et mornes regrets,
Vers nos frétillantes nuits de doutes
Assoiffées de clameurs célestes
Et d’arbres berceurs,
Aujourd’hui décapités !
Astres de nos rêves,
Où nous emportez-vous ?

© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"
Photographie du Net
                                                                  Vidéo où je lis mon poème