mercredi 18 juillet 2018

NELSON MANDELA

NELSON MANDELA
toujours vivant, joyeux anniversaire
Quand le chant retrouva son oiseau,
L’espoir, récitant ses couleurs,
S’éleva, juste,
Sur son sommet de lumière !
Nelson Madiba Mandela,
Tu offris les bras de tes nuits,
Tes longs jours de silence
Criant de vie
Contre les murs de la haine,
Contre l’enfer du mensonge et de l’oubli !
Tes mots reprirent le cours de leurs cieux
Pour s’envoler en pas sûrs,
En chemins pour tous les yeux
Assoiffés de bonheur possible.
Tu vainquis l’arme des séparations.
Elle fondit, au feu de l’amour,
Sous les chaudes larmes
Des retrouvailles, en mains éclairées
Des rires multicolores de chansons
Pour tous les enfants,
Dans les jardins fleuris de nouveaux horizons !
© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
Percussions "Voix d'Afrique" de Guem et Zaka
Photographie du Net

dimanche 15 juillet 2018

MON AMOUR

La vérité, pour se dire, 
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère ! 


© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

Musique de Peder Bjaerum Helland






dimanche 1 juillet 2018

RECONNAISSANCE

C’est dans tes bras
Que j’ai pu triompher de mes peines.
C’est par ton souffle que j’éteignais l’enfer des semaines.
C’est par la lyre de tes mains dans les miennes
Que j’ai appris à écouter le monde sans haine.
C’est en toi que j’ai su briser toutes mes chaînes.
Aujourd’hui, sans toi,
Le bateau pris dans la tourmente se démène,
Sans phares ni clins d’espoir,
Rien que les fouets des vagues et les hurlements des sirènes !
Je t’invoquerai, comme le fou la reine.
Je t’offrirai, chaque jour et chaque nuit,
Le plus beau bouquet de mes veines !

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"


Tableau de Klimt
Musique "Gnosienne n°1" d'Eric Satie



mercredi 27 juin 2018

EVANESCENCES TROUBLES


Astres de nos rêves,
Témoins de nos souvenirs
Et vacillantes présences !
A l’orée des chemins de nos hésitations,
Nous reniez-vous,
Dans nos ultimes rencontres ?
Nous les croyions larges,
Ces étroits passages
Aux grilles à crocs !
Ils nous ont toujours enserrés,
Comme cette fange des rigoles
Laissant crouler
Nos heures de visages,
Lentes processions
De morts effluves
Et mornes regrets,
Vers nos frétillantes nuits de doutes
Assoiffées de clameurs célestes
Et d’arbres berceurs,
Aujourd’hui décapités !
Astres de nos rêves,
Où nous emportez-vous ?

© Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"
Photographie du Net
                                                                  Vidéo où je lis mon poème



dimanche 17 juin 2018

Mer-Mère

Ecumes, lait de mer! 
Mer-Mère!
Qu'elle allaite nos rêves et nos voyages! 
Qu'elle nous prenne,
Poissons ailés de nos souvenirs,
De nos belles errances,
De nos transes confondues,
Dans les tourbillons de nos danses,
Sur la fièvre des vagues qui nous enfantent,
Dans nos migrations.
Qu'elle nous apprenne à nous raconter,
A nous rencontrer,
A nous prendre,
A nous surprendre,
A nous suspendre
Dans les profondeurs de nos rêves
Qui nous disent toutes ces houles
Qui nous bercent
Et toutes ces îles qui nous dansent
Jusqu'aux rivages des étoiles lactées
Qui s'allument d'un feu premier nourricier.
Qu'il enflamme nos âmes
En lames d'espérances!
© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
Photographie du Net
Vidéo où je lis mon poème "Mer-Mère"

jeudi 7 juin 2018

Rayons de feu

Tableau de Jean Cuillerat


Soleil,
Toi qui te noies chaque jour
Et réveilles inlassablement mon ombre,
Sur les marches des heures,
Ton silence de feu
M’habille d’une chaude nudité
Assoiffée d’écumes et d’algues abyssales.
Tu couronnes la colombe bleue,
Ma muse, qui a détrôné l’oubli !
Mes mains tournesols
Lui tressent une mémoire inca
Où baigne, pour elle, le vent des flûtes
Qu’appelle le roucoulement des fleuves
Chantant leurs chaudes mélodies.

©Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"