jeudi 18 avril 2019

LUISANTES AURORES



Le grain qui germa dans le sillon de ta chaleur
A fermé toutes les portes de l’oubli.
Ses fleurs récitent les cantiques des mains
Qui portent les cieux d’oiseaux libérateurs.
Tes yeux les protègent, nids de musique et d’amour,
Pour les guider toujours vers d’autres semences,
En étoiles suant de roses et de belles attentes, 
En quais d’aurores luisantes, 
Ors de levers et de rires partagés !  

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Tableau de Hilma Af Klint



dimanche 7 avril 2019

DANS LE TUMULTE DU LABYRINTHE

ET DE QUATRE!!!!!
"DANS LE TUMULTE DU LABYRINTHE"!!!!!

Une superbe surprise, ce matin! Mon cher ami le Professeur universitaire, chercheur, poète et éditeur Mohamed Bedoui m'apprend que mon quatrième recueil de poésie, mon tout nouveau-né intitulé "Dans le tumulte du labyrinthe" qu'il m'a édité, se trouve déjà à la Foire du livre. Merci beaucoup, cher homme de parole! Tu as tenu promesse et j'ai reçu avec grande émotion les exemplaires de mon opus que tu m'as envoyés. Merci de tout coeur, grand chevalier de la culture!



jeudi 4 avril 2019

LE LIVRE



Bonne Foire du Livre (du 4/4/20196 au 14/4/2019) à toutes et à tous !

LE LIVRE
Qu'il soit celui des morts
Ou celui des vivants,
Le livre t'ouvre ses immenses ailes au firmament!
Il t'invite au voyage,
De port en port,
De page en plage,
De plage en page,
De ville en village,
De visages en paysages
Et ne te laisse jamais livré à ton triste sort!
Il a tellement de secrets à te confier, avant ta mort,
Qu'il te rendra, pour l'accepter, bien plus fort!
C'est dans l'océan de ses mots
Qu'il te convie à renouveler ta peau,
A surmonter tes peines et tes maux,
A alléger tous tes fardeaux!
Dense, le livre te fait frémir,
Danser, pleurer et rire.
De l'Homme, il te révèle le meilleur, tout comme le pire,
Ce qui l'égaie et ce qui le fait souffrir!
Si tu veux, tout cela, découvrir,
Je te conseille, ami(e), de lire!

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »
Illustration du Net






dimanche 24 mars 2019

NOS CHERS MORTS VIVENT ENCORE !


Comme les ailes d’un  rire d’ange,
Les visages, gestes,
Mots et corps
De nos chers morts 
Brillent encore tout lestes,
De tout leur or
Qui jamais ne meurt,
Au creux de nos cœurs
Comme si rien ne change
Et ce n’est pas étrange
Car ils ne nous ont pas  oubliés
Puisqu’ils continuent de nous aimer !

Sans se lasser,
De leur permanent doux firmament,
Pères  et  mamans,
Sans le clamer
D’inutiles pas lourds,
Ouvrent,  chaque jour,
Pour nous calmer,
Les portes de nos sommeils
Et craignant de causer notre réveil,
Suspendent  doucement en étoiles
Leurs éternelles caresses
Qui jamais ne cessent
De nous protéger tendrement  de leur voile !

Toutes les lumières de leurs yeux
Qui discrètement surveillaient  nos jeux
Bercent  nos rêves de tous leurs cieux !

©Mokhtar El Amraoui, le 25 février 2019  in « Nouveaux poèmes »

Musique d’Artegon
Photographie du Net



samedi 16 mars 2019

LA COLÈRE DES COULEURS


Ils bâillonnent les chants des couleurs
Les décrétant impures, en inquisiteurs
Annonçant leur nuit des douleurs et horreurs !

Malheureux, palettes et pinceaux,
Ces merveilleux flambeaux
D’amour et  de vie, en lambeaux,
Voient s’éteindre leurs tableaux
Jetés dans les tombes des caniveaux
Et  brûler  leurs arbres multicolores
Lâchement  incendiés à l’aurore
Par les serres assassines, tragique sort,
Des voleurs de rêves et d’or !

Nous repeuplerons unis et fiers
De la danse de nos arcs-en-ciel
Notre chère  terre et toutes ses artères
Pour en effacer  à jamais leur nuit amère
Et libérer son air de leur mortel fiel !

©Mokhtar El Amraoui , le samedi 16 mars 2019




mardi 12 mars 2019

CARTONS ET FANGE POUR LES ANGES

Ils auraient pu
Jouer au train
En se tenant par la main
Se promener  rêveurs chaque matin
Dans les couleurs et parfums
De merveilleux rires de jardins !

Ils auraient pu
Telles d’heureuses fleurs
Eclore dans un pays de bonheur
Libre de tout crime de toute horreur !

Ils auraient pu
Vivre libres solidaires
Sœurs  frères et amis  sans misère
Amoureux protecteurs d’une terre
Dont ils auraient été fiers !

Mais en réponse à  leur premier cri
Assoiffé d’amour et  de vie
Ils reçurent crocs de haine mort
Et mépris  comme seul sort !

Sans pitié sans sursis ni merci
Ils furent dans de sinistres cartons ensevelis
Par d’impitoyables sans-cœurs maudits
Prêchant  leurres mensonges et faux paradis
Ne sachant que jeter dans les serres de leur fange
Les élans désarmés des malheureux anges !

©Mokhtar El Amraoui, le 12/3/2019

Musique de Tristan Lohengrin







vendredi 8 mars 2019

LES CRIS D'UNE REBELLE

Bonne fête, FEMMES !
A bas l'esclavage de la femme et toutes/ tous ses partisan(e)s!
LES CRIS D'UNE REBELLE
Hé toi, infâme, qui te crois roi de la femme, ta proie !
Je te dis qu’aujourd’hui je me libère de ta terreur !
Je sors de ta geôle d’horreurs,
Pour revendiquer mes droits !
Je n’ai plus peur de tes horreurs d’empoisonneur
Ni de tes diktats d’emprisonneur !
Je sors arracher ma part légitime de bonheur !
J’ai décidé de mettre fin à tous mes malheurs !
A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus ressentir de frayeur !
J’accoucherai, libre, de toutes mes futures heures
Tout en splendeurs, malgré toi, tyrannique protecteur,
Bien loin de la lourdeur de mes silences en pleurs,
De mes souffrances et interminables douleurs !
Aujourd’hui, c’est la grande heure !
J’ai rendez-vous avec mes ailes !
J’ai décidé de sortir du tunnel !
Je vais manifester, en tout zèle,
Pour te dire que je ne serai jamais ta petite bonniche toute belle
Ni ton caniche, ni ta potiche poubelle !
Pour mon statut de femme libre, je serai à jamais rebelle !
Aujourd’hui, je te confie, petit roi, toutes mes heures
Impayées de nettoyage, de cuisine et de vaisselle !
Tu vas le voir, toi le fort, ce n’est que du sport, rien que du pur bonheur !
Aujourd’hui, je ne veux plus être ton balai, chère idole,
Ni ta serpillière, ni ta gardienne de casseroles !
J’ai décidé d’ôter, à jamais, de ma vie, cette sinistre camisole !
Aujourd’hui, je descends dans la rue, pour casser tous ces vieux rôles,
Pour crier mon droit à l’égalité, au respect et à la parole !
Tu peux te rire de moi, me trouver bien drôle,
Me traiter de folle ou de frivole
Mais c’est décidé ! Pour mes droits, aujourd’hui,
De cette horrible cage, je m’envole !
Si jamais tu changes d’avis
Et acceptes de vivre avec moi, sans ton mépris,
Viens, alors, à mes côtés et hissons ensemble cette banderole
Sur laquelle il est écrit "Liberté, parité et dignité !"
© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»
Photographie du Net