lundi 19 novembre 2012

Frémissements


La femme absente Yves Tanguy


J’ai frémi aux premiers vents d’automne.
La lourde rumeur tonne,
Sous le poids crépitant des grands bûchers.
Tes longs cils de rebelle
Eventent mon regard aphone.
Les amphores des vieilles sorcières
Jonchent les rivières
Sur lesquelles a miroité ta peau nubile.
Quel philtre devrais-je boire,
Pour étancher ta terrible soif, ce soir
Et bannir mon exil ?

© Mokhtar El Amraoui in " Arpèges sur les ailes de mes ans"

2 commentaires:

  1. bravo pour ton blog! C'est bien. Suis comblée de te retrouver sur la toile.

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  2. Le nouveau-né te remercie beaucoup,d'avoir,INLASSABLEMENT, incité son père à l'enfanter.Il espère grandir et accompagner son grand frère qu'est ton merveilleux et inégalable blog.

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