mardi 27 novembre 2012

Images sans contes


Mon vieux port   Halim Karabibene( Bizerte Tunisie)



Le pollen électrique
Charme la musique stellaire de mon sang.
Il offre ses portées
Aux artères mortes de la ville.
Le cadavre du chat
Et les deux bras de la poupée
Pourrissent dans la canicule du port.
Les plus vieux des pêcheurs
N’ont plus rien à raconter.
Ils regardent la télé.

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

4 commentaires:

  1. Y'a-t-il un lien avec le port d'Amsterdam?
    La-bas il y'a des marins qui baillent et pas un chat à fouetter!Ils regardent quand même la télé!
    Ils sont électriques et éclectiques tes poèmes, Mokhtar.

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  2. Bizak, pour sûr, il n'y a que liens entre tous les ports c'est "transport" au sens le plus large du mot.
    J'ai bien aimé la paronymie électrique/éclectique: ça dit les prismes variables et toujours renouvelés de la poésie.

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