samedi 22 décembre 2012

A Rimbaud






Arthur,
Blanc Abyssinien,
Tes voyelles étouffant de lumière,
Embrasent ma solitude
Et éclairent ma tristesse
Qui râle sous le poids muet des mots inutiles.
Tu m’offris la couleur
Et rendis aux étoiles leur sève juvénile.
Inchoative ivresse
Créant l’univers
De mystères,
De questions nues.
Tu me reviens, ramage de baobab,
En transes de cithare,
Sur les flots scintillants de l’Oued Joumine !
Arthur,
Jeune âme
Mordant les éclairs de l’impossible !






© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"



8 commentaires:

  1. Mokhtar c'est une oeuvre que tu nous donnes ici!

    Je prends du retard :) mais je te lirais au fil
    du temps car tes poèmes ont tant d'humanité et d'ivresse

    Très belles fêtes à toi Mokthar, là-bas à Bizerte

    RépondreSupprimer
  2. Vous la méritez, mes très chers amis, cette oeuvre . J'ai hâte de lire tes réflexions,Brigitte. Amuse-toi bien pendant ces fêtes. Je t'imagine, toute resplendissante, à y chanter de ta superbe voix où se sont réfugiés tant d'oiseaux de bonheur. Très bonne fête à toi ainsi qu'à toute ta famille. Bises de Bizerte!

    RépondreSupprimer
  3. Très bel hommage, il serait fier de toi et honoré,tu sais incroyabement manier la plume sombre des maudits aux images orientales , je te salue!

    RépondreSupprimer
  4. Orfeenix,merci de ce superbe hommage que tu me rends, à ton tour.

    RépondreSupprimer
  5. Très belle votre poésie! Je compreend bien le français, mais je non parle pas. C'est difficile pour moi parler mes sentiments ... Superbe! Je suis grate (?) pour la visitation.

    Maria Luiza

    RépondreSupprimer
  6. Bienvenue, Maria Luiza,
    merci de votre appréciation; pour ce qui concerne la langue, il suffit de pratiquer et le reste viendra très vite.
    C'est avec un très grand plaisir que j'attends vos visites!

    RépondreSupprimer
  7. Huit clos très touchant entre toi et l'arc-en-ciel. Beau.

    RépondreSupprimer
  8. Comme c'est bien dit,La Roja! Quelle clairvoyance de devineresse! Mais regarde bien, malgré le huis clos, la porte est toujours ouverte. Tu comprends très bien cela, toi qui tutoie chaque jour les arcs-en-ciel de ta céleste palette.

    RépondreSupprimer