mercredi 12 décembre 2012

La flûte du berger








Depuis qu’on a tué le berger,
Sa flûte ne veut plus chanter.
Elle s’est sauvée des mains
Du tyran qui l’emprisonnait,
Dans son palais.
Elle chante,
La flûte du berger,
Des chansons d’amour,
Des chansons de liberté.
Elle court les fleuves,
Elle court les prés
Et, en l’entendant chanter,
Tout le monde se tait
Et se rappelle le berger
Que le tyran a tué.
Le berger,
Qui, du lever jusqu’au coucher,
Chantait l’amour,
Chantait la liberté.

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

8 commentaires:

  1. Beaucoup d'air et de terre dans tes poèmes. Je suis dingue des éléments que veux-tu. :) Du vert tendre, du vert émeraude et un peu de jaune a peine citronné. Beaucoup de blanc et un nuage de bleu très pâle.

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  2. Quelle perspicacité, La Rouge! Je suis d'une famille de cultivateurs de père en fils. Alors toi et moi, on partage la même dinguerie. Très beau poème chromatique que tu m'offres là:c'est tellement bien dit. C'est aussi ce que je retrouve dans tes toiles.

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  3. Des notes par dessus et par dessous, emportées par la moindre brise; fantaisies de la liberté.
    C'est fort joliment dit!

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  4. @ Colo
    Je suis très content que ça vous plaise.

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  5. Vos deux derniers poèmes m'ont beaucoup émus, beaucoup touchés. Je m'exprimerai en un seul mot : merci.

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    1. Michael, je remercie, à mon tour, ta grande sensibilité poétique.

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  6. Poème chargé d'émotion, ce qui me touche beaucoup. Superbe texte.
    Merci à toi et belle fin de journée.

    Roger

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  7. @ Roger
    Merci beaucoup l'ami; un grand bonjour à toi et tes sublimes jardins.

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