jeudi 24 janvier 2013

Concert

Le Mokhtar de 16 ans



                                                                                             



                                                                                                                                               Dans un élan synesthésique



Ecoute, donc, caqueter la fourmi !
Ecoute, hep ! écoute s’écouter le vent !
Ecoute le temps qui s’écoule,
En ferments de litanies !
Hep ! écoute le couteau qui se coupe le doigt !
Hep ! hep ! hi ! écoute la chanson se chanter, chuchoter, chahuter !
Hep ! hep ! hep ! hi ! écoute la flûte siffloter, flotter et reflotter !
Hep ! hep ! hep ! écoute, donc, les murs soupirer !
Hep ! hep ! hi ! écoute, écoute les rames se ramer !
Hep ! hi ! hep ! hi ! écoute le phare vert et le phare rouge se danser !
Hi ! hep ! hi ! hep ! écoute la musique s’enflammer !
Ha! ha! de mes dix ans, écoute la montagne se grimper !
Ha! ha! hi! de mes seize, écoute la cigarette se fumer
Et le vin s’enivrer !
Ha! ha! hi! hep! de mes cinquante,
Ecoute la mort s’enterrer !






© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

16 commentaires:

  1. Merci pour ce poème auquel je dois un tonifiant réveil! (En décalage horaire que je suis...)

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  2. Bonjour, cher le Plumitif! Le poème tonique à boire! Ah! Le Plumitif, toujours si innovant!

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  3. Ah! Le jeune adulte Mokhtar avec ses mots bulles de champagne. C'est pétillant et c'est agréable de te rencontrer à cet âge. Tiens, je te présente la mienne, la timide à Londres entrain de zyeuter je sais pas quoi. Il y a longtemps.

    http://ellachambrerouge.blogspot.ca/2012/02/londres-1994.html

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  4. Chère Rouge, l'actuel Mokhtar de 16 ans et quelques mois te remercie du plus profond de son être! Elle est vraiment foudroyante ta photo de Londres; tu as gardé cette beauté charismatique d'artiste!

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    1. Vingt ans plus tard, déjà, mais je suis heureuse de la paix qui vient avec l'âge. J'ai eu la jeunesse intérieure trouble sous un masque de tout va bien. Merci à mes parents. ;)

      Et toi un bras replié sur ton ventre en signe de protection. Le nonchalant qui ne baisse pas la garde. C'est une photo qui parle beaucoup.Le poète et le monde extérieur.

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    2. Quelle perspicacité, chère Rouge! Il y avait en moi de la nonchalance mais aussi beaucoup de prudence, c'est vrai! Cela ne m'étonne pas de la part de l'artiste-peintre que tu es! Rien n'échappe à ton regard d'aigle! Concernant ton trouble, je trouve que tu as très bien su le canaliser et sublimer à travers tes sublimes écrits et tableaux.
      Longue vie et bonne santé à tes chers parents.

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  5. Géniale, cette photo de toi! J'adore la gestuelle et le coté nonchalant avec cet air qui s'interroge sur le monde...

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  6. Chère Blue, tu as tout juste: c'était ma période de grande nonchalance et d'un foisonnement d'interrogations!

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  7. Merci pour cette invitation à la fête à l' occasion de l' enterrement de la mort,tu lui as fait un joli pied de nez avec cet hymne à la vie!

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    1. Chère Orfeenix,elle le mérite bien, la faucheuse, ce pied de nez!

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  8. Purée! j'avais la même tignasse à cette époque là! Mais où t'étais passé?

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  9. Cher Bizak, on était tous aussi tignassé, à cette époque-là! "che veux" dire que c'était la mode et un mode de contestation!
    J'étais déjà tout simplement à la fac, à Tunis.

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  10. Tu as bien fait de légender la photo ;-)

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  11. Cher Claudio, c'est toujours bien une légende.

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    1. Tu as raison, ça conte ;-)

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