mardi 5 février 2013

Cendres errantes



Pierre Soulages


Je traîne mes savates d’algues,
Dans les couloirs ivres
De mes nuits sans étoiles.

L’ailleurs
Où m’attendent mes cohortes d’anges bleus,
Mes miroirs d’oubli,
M’appelle, des ondes assoiffées
Où se consument les symphonies du cristal muet.

Je t’appelle, muse crucifiée !

Allons replanter les jasmins,
Renaître plus loin
Que nos cendres gémissantes,
Que le verbe agonisant,
Retracer les mèches des résurrections.

Répondras-tu à mon appel,
Ange de cire ?

Je t’attendrai aux carrefours des grands départs.



© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"




16 commentaires:

  1. Bonjour Mokhtar,
    Une souffrance contrôlée et l'espoir toujours au bout du chemin, cette espérance qui nous tient debout, cette attente que l'on sait renaissance peut-être...
    Qu'il semble bien difficile quand même de poursuivre la route n'étant plus qu'une ombre impaire...
    C'est mon ressenti et je te le livre brut )

    Belle soirée

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  2. Tu as tout juste,tout vrai,dans ta lecture, chère Moun. Admirablement extra-lucide ,comme d'habitude, l'artiste!

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  3. Bonsoir Mokhtar

    Qu'il est beau ton espoir et ce jasmin au parfum prometteur ...

    Belle soirée

    Serge

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  4. Merci de ton appréciation, cher ami Serge.Tu as tout à fait raison, il faut garder espoir, surtout parfumé de jasmin!

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  5. Anonyme00:17

    j'adore ton poème et j'adore Soulage
    amitié
    tilk

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  6. Merci, Tilk, tes mots soulagent! ;-)

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  7. Beau poème pour Soulages. Beau Soulages pour ce poème.
    Et félicitations à Moun pour : "une ombre impaire..."

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    1. Quel superbe chiasme, cher Claudio! Oh, oui! Moun est toujours bien inspirée!
      On peut aisément le vérifier, en lisant sa merveilleuse poésie.

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  8. J'écris de la "poésie" depuis dix ans ... à travailler ...

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  9. Bienvenue, chère Yasmine. J'espère lire tes poèmes le plus tôt possible. Tu as absolument raison: la poésie est certes inspiration; cependant, elle est surtout travail et cela fera bientôt une petite cinquantaine d'années que je ne cesse d'en apprendre, chaque jour, un peu plus.

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  10. Visiblement la muse est toujours présente à l' appel, ce cri mélodieux en es est la preuve!

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    1. Orfeenix a bien raison. Toile et mots se complètent magnifiquement sur ce thème. Magnifique.

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    2. Merci beaucoup, chère Rouge, de ton appréciation.

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  11. Chère Orfeenix, jusqu'à l'heure, je la remercie la chère muse; elle m'a bien inspiré!

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  12. De nos chemins de halage, aux sentes de l'espoir , jusqu'à nos routes,
    Nos rêves voyagent en nous.
    Notre cœur connaît la marque de l'amour.
    A toutes le heures le battement de ses pas résonne en nous.
    Bonne route à chacun d'entre nous !

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  13. Merci, chère Astrid, pour ce bel écho de coeur et d'amour. Que l'espoir éclaire notre route et vie à nous tous, chère poétesse!

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