mardi 26 février 2013

Oriflammes




Olivier Suire Verley



Comme des feuillets d’almanach,
Tes sourires vacillent dans le vent d’automne.
Glorieux, le train meuglant
Décapite la marguerite.
Je ne peux, de mes plaintes,
Déposer sur ton autel
Les ouragans des grands naufrages.
Cette olive diamant
Ton essence, ta flamme, ton âme,
Bruit en adieux pressés
Sous le soleil mégot de crépuscule.
Les mouchoirs des mères,
Au verdict des sirènes,
Deviennent oriflammes
Et les guêtres dures rapetissent, se ramollissant
Pour s’en aller crever en moues gamines,
Dans les boues chaudes des derniers cris,
Dans le duvet rapace de l’oubli.






© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"


4 commentaires:

  1. Bienvenue,chère Jihène et merci de ton appréciation.

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  2. Toute la gamme ambigue du sourire si joliment déclinée, tes poèmes nous font sourire aussi, du bonheur de mots si joliment dessinés.

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  3. Comme c'est poétiquement bien dit! Il ne me reste plus qu'à me joindre à ce choeur souriant!

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