dimanche 31 mars 2013

Drossé





Le monde Max Ernst



Se jeter drossé
A nervures pieuvres.
Le récitant à la gnole étincelle.
Nuages en azur,
Dauphins des nuées.
Certains cils restent toujours gondoles.
Seulement,
Des jours,
Avoir besoin de corrections d’hirondelles.
La bouche restera toujours la blessure du nouveau-né,
Le mot, même doux, n’est que cerf-volant
Que l’on voit au fil d’un miroir,
Invitant eau et ciel à tournoyer.
Au glaneur d’étoiles,
Les océans sont étroits !







© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

7 commentaires:

  1. Bonjour Mohktar,
    Mots énigmatiques ou est-ce un réveil plus délicat que les autres ? il faut dire qu'avec le changement d'heure (heure d'été pour des heures hivernales :-) )

    J'entrevois de l'amertume et dans le miroir je vois la fenêtre, l'écran d'un ordinateur et les échanges qui s'y créent... les mots sont plus forts mais aussi, parfois, menteurs, manquants, manqués berçant d'illusions les protagonistes et forçant le cri du besoin de désir, du besoin de plaisir chose que l'on ne ferait pas forcément de visu.

    Ouh la que je suis confuse dans mes propos... mes excuses

    Bon lundi et à bientôt

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  2. En effet, chère Moun,ce poème est construit de manière énigmatique et se prête à plusieurs lectures. Désenchantée par le web? Tout de même, selon moi, il y a des relations sincères qui se tissent et durent.

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    1. Disons que je me suis forgée une carapace tant je suis influençable et naïve :-)

      Mais il y a des relations sincères entre personnes de bonne moralité :)je le conçois aisément.

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  3. C'est bien, chère Moun, de voir, tout de même le bon côté du web.

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  4. Entre l' abîme du ciel et l' abîme de l' océan il existe souvent une contradiction que tu sembles avoir résolue: les voici habilement entremêlés!

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  5. Superbe ce que tu déchiffres là, chère Orfeenix!

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  6. Magmagnifique! J'ai mentalement souri à la lecture de ces cabrioles esthétiques.

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