vendredi 19 avril 2013

Sourires de phares



Le phare vert de Bizerte ( El Bounta )




Ailes ! Îles !
Nectar rêvé dans tes sommeils agités.
Les phares lissent leurs lourdes barbes d’algues et de feu,
Plissent les yeux et tirent sur leurs pipes en bouffées magiques.
Ils sourient aux mouettes reconnues et leur jettent
Des brassées de poissons à moitié morts
Oubliés par des pêcheurs toujours pressés.






© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"



7 commentaires:

  1. Le charme des vieux loups de mer, qui pourrait résister! Les phares, que l beau symbole, ces lumières qui préservent du naufrage, mais tu n' es pas tombé dans la facilité, tu as vu en eux le clin d' oeil malicieux.

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    1. Merci d'avoir bien saisi mes intentions, chère Orfeenix!Oui,ce poème, je l'ai voulu un vibrant hommage à tous les phares du monde!

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  2. Une sentinelle qui prend soin de ses habitants et de ses admirateurs.
    Ailes ? Iles ? Le narrateur phare rêve-t-il de liberté ?

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  3. C'est cela chère Moun, j'admire ces phares-sentinelles. Succulente question poétique!

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  4. et oui des pêcheurs toujours pressés....la vitesse est le mal du siècle!

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  5. Bonjour Mokhtar

    J'aime beaucoup les phares qui plissent les yeux, leur regard n'en est que plus lumineux !

    Beau dimanche

    Serge

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  6. C'est un amour que nous partageons, cher ami! Beau dimanche, à toi aussi.

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