vendredi 12 juillet 2013

A feue Zaaroura, la mendiante de Mateur


Une mendiante Hugues Merle

                                                                                
Je viens,
Sur ta tombe d’argile,
Planter un bouquet de mes veines
Patiemment taillées
Où les oiseaux, en plein hiver,
Réchaufferont leurs froids gosiers
Pour te chanter des symphonies
Qui te feront ressusciter.





© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

4 commentaires:

  1. Quelle sublime épitaphe, on pourrait la lire pour tous les deuils, merci pour ce cadeau!

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    1. Merci de ton appréciation, chère Orfeenix. En effet, cette épitaphe a une dimension humaine intrinsèque.

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  2. Bonjour Mokhtar,

    Elle a bien de la chance de t'avoir ainsi que les oiseaux pour lui rendre hommage et pour venir lui rendre visite car je suppose qu'elle ne doit pas avoir beaucoup de visites !

    Comme le dit orfeenix, un chant poétique à lire lors des cérémonies de deuil.

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  3. Oui, chère Moun,j'aimais énormément Zaaroura, depuis l'âge de cinq ans! Plusieurs personnes,à Mateur,ma ville natale, me remercient de l'avoir fait vivre,après sa mort, grâce à mon poème. Je suis d'avis pour dire que mes vers peuvent être lus dans toutes cérémonies funèbres.

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