mardi 8 octobre 2013

Conte marin


Océane   Messaoud Khaldi


Le velours de la mer m’enroule jusqu’à la fleur du sémaphore

Tu offres le lait de tes roses
Au pendule de la lune.
La mouette, dans son bal,
Invite des bateliers attardés
Que la mémoire des ports n’enchante plus.
Ils rament vers d’autres souvenirs
Sans écailles,
Sans échos,
Epelant un monde toujours nouveau
Et la chair bleue de l’océan
Aux rides de baves
Egrène,
Sous les vents,
Des chapelets de feu,
Le tintamarre des couleurs
Invite à d’étranges cènes
Où les commensaux racontent des fables
Au sang encore chaud.
Et les curieux,
Tels d’habiles phasmes,
Ecoutent, en soupirant,
Ces chants si mélodieux
Qui parlent d’azurs défrichés
Dans des nuits sans boussoles.

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

10 commentaires:

  1. C'est toujours un plaisir que de te lire...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup d'apprécier, mon cher ami Guillaume!

      Supprimer
  2. Bonjour Mokhtar,
    On s'y croirait tellement ton écriture est imagée...

    Merci et passe une belle journée

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chère Moun, j'aime énormément ta superbe définition- implicite- du vraisemblable poétique!

      Supprimer
  3. Belle écriture d'images et de sons. Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chère Manouche, je suis si content que ça te plaise!

      Supprimer
  4. Voilà qui imprègne les sens, que de couleurs et de fanfares, ce poème est éclatant.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chère Orfeenix, qu'on s'éclate, alors!

      Supprimer
  5. Superbe !
    Merci Mokhtar.
    A bientôt.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci beaucoup, cher ami , de ton appréciation! A bientôt!

      Supprimer