mercredi 27 novembre 2013

Les radeaux bleus





Edward Vardarian


Il est des heures, Il est des cris,
Il est des jours, Il est des nuits
Où le sang revient à ses rêves de mer,
A ses sèves célestes enfouies,
Pour nous offrir des parchemins
Qui redonnent leurs couleurs
A nos baisers, à nos cœurs, à nos mains
Et, à nos caresses, leurs fruits
De pinceaux en fleurs,
En échos d’appels à nos amours bleuies,
En rouleaux d’immenses cieux
Tantôt joyeux, tantôt meurtris,
Tantôt radieux, tantôt gris
Où se retrouvent les pleurs
Et les rires de nos yeux,
Entre enfer et paradis,
Entre agonie et tableaux bleus,
Radeaux de survie !
Il est des heures, Il est des cris,
Il est des jours, il est des nuits
Où le sang revient à ses rêves de mer,
A ses sèves terrestres enfouies,
Où les couleurs, pour le grand bleu,
De mille feux, rechantent la vie !
©Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs "  

lundi 18 novembre 2013

Mon récital au Centre Culturel International d'Hammamet, le 1er novembre 2013

Mes chères/ chers ami(e)s, voici mon récital poétique, à Dar Sebastian, le 1er novembre, organisé par L'Adfe( Association des Français de l'étranger) Capbon en collaboration Avec le CCI d'Hammamet. Je tiens à remercier, de nouveau, Mme Eliane Jazy, en sa qualité de Présidente de L'Adfe Capbon et toutes celles et tous ceux qui ont eu la gentillesse de venir m'écouter et me regarder dire mes poèmes ainsi que l'artiste M. Omar Najlaoui qui m'a filmé avec la complicité de la poétesse Mme Fatma Mekni. Vidéo!
http://www.youtube.com/watch?v=tkTmLPzUZl0

dimanche 10 novembre 2013

Albatrocités

Mia Pearlman

Les pages des vagues
Se refermeront sur le ciel de nos attentes.
La mouette, dans son désarroi,
Guette la naissance des seins
Qui brillent au vent.
Un jardin, de ses chants, promet tant de vertes lunes.
Comme ces marches luisantes
Ressemblent aux crocs du temps !

©Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

lundi 4 novembre 2013

La calligraphe et le vent


Entre ciel et mer       Myriam Garali




Quand la calligraphe s’arrêta de danser,

Le vent lui demanda

Où elle avait emmené toutes ses lettres.

Elle lui rétorqua,

En riant en fleurs,

Oubliant ses pleurs,

Qu’elles n’étaient rien d’autre que son souffle !

« Et tous ces parchemins alors

Que sont tout ce sable si fin,

Toutes ces mers,

Tous ces fleuves,

Tous ces océans,

Toutes ces nuits si lourdes d’attentes

Et tous ces pas éreintés par tant de distances ?

- Vois, là-haut, au firmament !

Vois bien, vent, dans les yeux de mes ans,

Toutes ces ailes qui écrivent,

Toutes ces ailes qui dérivent

Dans leurs fièvres sereines, en filaments,

Les serments des jours, les sermons des ans ! »

Résonnent d’amours et de parcours,

En douces flûtes, en ouragans,

En complaintes de séparations,

Les chemins des âges, les horizons et leurs naufrages,

Les douces vagues, les lâches tempêtes et leurs oraisons,

Tapissant de routes amènes, de déroutes, les pèlerinages

Des assoiffés de lumière, habillés de fiers haillons,

Défiant outrages, chaînes et carnages

Où l’aube grimée, dans sa nécessité,

S’accouple à la grimace naissante des nuits des hasards,

Pour redonner, aux muets, leurs couplets d’antan,

Pour qu’à la cithare revienne le chant,

Pour qu’aux étoiles pousse la graine en champs !






Poème inspiré par le tableau de l'artiste-peintre Myriam Garali   "Entre ciel et mer »


© Mokhtar EL Amraoui in " Le souffle des ressacs "