mardi 3 décembre 2013

Ahmed Foued Nagm

Le poète égyptien Ahmed Foued Nagm


Tes mots Nil ont percé 
Les murailles du geôlier, 
Pour éclore en sentences de lumière,
Pour qu’en luttes s’accordent, ailées, 
Les veines des pas et des poings déliés !
Eclairs de luth que tes poèmes !
Diadèmes d’étoiles,
Sur les palmes échevelées de tes cris !
Tu fis, du sang des martyrs, une aube d’éveil
Et des peines des haillons, de radieux élans !
Ton verbe en chant allumé
Restera toujours debout,
Pour éclairer la marche oubliée
Des enfants d’ombre et de boue !
Il grondera d’amour
Pour les prochains millénaires
Où tant de gerbes ensanglantées, en ta voix,
Sauront, fières, panser leurs blessures
Et dans nos cœurs, à jamais,
Brilleront, de mille chemins,
Les yeux de tes mots,
Les mots de nos lendemains !



©Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs»


4 commentaires:

  1. Très bel hommage pour l' anniversaire de sa mort, fort heureusement, ta voix s' élève à sa suite, les poètes sont immortels.

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    1. Merci beaucoup, chère Ofeenix d'apprécier cet hommage. Oui, chère poétesse, nous devons assurer cette continuité.

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  2. Pour lui, pour toi,la liberté est dans le verbe.

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    1. Merci, chère Manouche, de rappeler l'importance du verbe dans la libération de l'être humain!

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