samedi 1 novembre 2014

Espasmes

Arthur Szygulski


Le vent, au loin, fleurit
Dans le pollen des rumeurs.
Les darboukas habillent nos vertiges
De pagnes et de papillons.
La muse, dans les bras d’Eole,
Edifie un pont de guitares,
Entre nos systoles et diastoles.
Un paon floral,
Possédé par la coquetterie du lierre,
S’élance dans les vapeurs montantes
D’une musique
Où se multiplient les étoiles,
Dans le sel luisant,
D’une eau complice.
© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"
La photo est d'Arthur Szygulski

6 commentaires:

  1. "La coquetterie du lierre" qui pourtant meurt où il s'attache...

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    1. La mort du lierre, son ultime coquetterie, pour saluer l'hier, chère Manouche!

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  2. Le poème st beau "Espasme" une trouvaille géniale.
    Merci Mokhtar.
    Amitiés.

    Roger

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    1. A mon tour, je te remercie Roger de ton appréciation et pour tout ce que tu fais de génialement beau pour l'humanité. Toutes mes amitiés.

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  3. "la raison qui s'exprime par la parole n'est pas la raison éternelle". (Proverbe japonais)
    Mais ta poésie est humaine et vivante

    Amitiés
    Serge

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    1. Superbe façon de comprendre mes Espasmes, cher ami Serge!

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