lundi 19 décembre 2016

LES AILES D'ASLI



pour ne pas l'oublier!
pour la libération immédiate de la romancière Aslı Erdoğan!


Les mains des hautes lumières
T’ont déjà sculpté un nid
Pour tes justes envols !
Aux syllabes chantant
Les chauds rivages
Des résistants soleils
Tes pas crient l’envergure des vrais
Qui refusent les linceuls
Des basses traîtresses allégeances !
Tu sauras toujours pulvériser
Les barreaux des faux
Pour soulever à jamais
Des creux des détresses
Les tempêtes de fleurs
Dont le feu refuse toute laisse !

© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"

mercredi 16 novembre 2016

COURBES DE LUMIERE

Adam Martinakis



Advenir à cette lumière
Qui te dit en courbes,
A ce silence qui te sculpte de ses ailes
Et réveille pour ton regard
Tant d’ouragans de sèves !

Advenir à cette lumière
Le fruit qui t’appelle
T’a reconnue !
Il t’offre la mémoire ivre
De ses germinations
Et les caresses du vent,
Du soleil et de son lait,
De la lune et de son sang !
Ecoute son rêve qui te réveille.
Est-ce pour lui
Que tu te fais,
Dans ta fièvre, rose ?


© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"


samedi 12 novembre 2016

LES AILES D'ASLI

Aslı Erdoğan

 pour la libération immédiate de la romancière Aslı Erdoğan

Les mains des hautes lumières
T’ont déjà sculpté un nid
Pour tes justes envols !

Aux syllabes chantant
Les chauds rivages
Des résistants soleils
Tes pas crient l’envergure des vrais
Qui refusent les linceuls
Des basses traîtresses allégeances !
Tu sauras toujours pulvériser
Les barreaux des faux
Pour soulever à jamais
Des creux des détresses
Les tempêtes de fleurs
Dont le feu refuse toute laisse !

© Mokhtar El Amraoui
Le 12/11/2016

jeudi 3 novembre 2016

Au revoir, l'Artiste!

Oleg Popov, Doyen des Clowns, parti aujourd'hui, le3/11/2016, à 86 ans.


Dis, Popov, c’est juste pour rire,
N’est-ce pas,
Que tu as décidé de partir ?
Je vois que tu as ajouté des ailes
A ton beau costume de rigolo!
Tu as juste un spectacle là-haut,
N’est-ce pas ? C’est ça ?
Alors, au revoir, à ce soir !
C’est parce que les enfants
Que tu as su faire de nous,
Font la moue, mon grand,
Ils refusent de te voir mourir !
En nos cœurs, tu ne cesseras jamais de vivre
Et pour toujours, sublime clown, tu continueras
A nous faire mourir de rire !



© Mokhtar El Amraoui
Le 3/11/2016

mardi 1 novembre 2016

Co-errance

Photographie tirée du Net


Co-errance vers nulle part,
Loin des extases ensevelies.
Avec pour théorie
Cette mèche de barde épileptique
Qui se mure,
Dans les miroirs gris de l’absence.
Ma théorie
C’est tes seins, aquagenèse du râle debout.
Ma théorie
La rencontre de nos absences,
Dans les cerceaux enflammés
De nos rites de mésanges.
Ma théorie
C’est ta pratique
Dans tes printemps de coquelicot.
Je bouge mes glacis, mes ténèbres
Et tue mes ombres pendues
Dans les caveaux de leurs pendules imbéciles !
Ma théorie
C’est ta pratique,
Quand tu recouvres tes aspérités
De rose et d’ouragan,
C’est tes cheveux bourrés d’astres
Jusqu’à l’étouffement,
Jusqu’à l’accouchement.
C’est tes prairies galopantes,
C’est ta soif qui s’allume,
Réverbères ivres
Dans les rues de ma perte,
Dispersions,
Hémorragies
Dans l’extériorité de tes aspérités oméga,
Enfants redessinant les tapis de leurs vengeances,
Symphonie du délire montant,
Syllabes de comètes échevelées,
Errance de bardes,
Co-errance d’Achiqs* aux mèches crépusculaires.


*Amoureux, en arabe

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"



lundi 17 octobre 2016

L'oiseau crucifié


Pablo Picasso



Ils éteignirent les dernières bougies
Et écoutèrent
Se dire la lune.
Elle voulut leur apprendre
L’éclosion d’une lumière,
Le chant en retour de dunes ensanglantées
Et le cri luisant d’un oiseau crucifié,
Dans les distances des pas nocturnes
Que dévorent les jours,
En haillons de nuits.


©Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"

jeudi 13 octobre 2016

PASTORALE






Maurice Hagemans


Aux piaillements des premières lueurs,
Une seule phrase s’entortille,
Autour du bâton pèlerin,
Pour s’emparer de sa peau de sable,
Berger colmaté de rubans de ciel.
Quand il égrène le souffle des étoiles qui roucoulent,
L’oeil se donne aux nuits du monde,
Jusqu’au bonheur d’une larme qui sourit,
Qui fleurit au bout d’un sein tendu
Vers la gloire de la sève
D’une bouche nourrie aux questions.


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

dimanche 9 octobre 2016

Abou El Kacem Chebbi, auguste séraphin!

Abou El Kacem Chebbi, Poète tunisien
( 24 février 1909 - 9 octobre 1934 )

Tu savais les cris
Des souffrances,
En leurs chemins de nuit,
Chants infinis
De cieux avançant
Sang mûr,
Feux sûrs,
Pures roses
De poings flambant
De mots d’aubes roses
Déchirant tout sombre,
Tout injuste silence morose !

Tu savais les étoiles
Dansant en verbes,
En gerbes de foudres
Grondant de vérités écloses !
Tu les leur disais,
Abou El Kacem !
Tu les leur chantais, Chebbi,
Tous ces perfides cracheurs
Ensevelis dans la peur
De leurs lâches oui grégaires
De si lourds et bas larbins
Bien plus proches
De roches qu’humains,
Ne sachant que brouter,
Roter, ramper,
Crotter, lapider !
Ils ne te furent que vil venin
Usant jusqu’à poussière
Leurs serviles genoux
Marchepieds de colonisés fanés
Osant te traiter de fou
Toi qui tutoyais
Les forges du destin !
Mais tu te riais,
Quand eux criaient,
De leur fange
Et boue de gredins !
Toutes ces hordes d’assassins
Voulaient offrir en festin
Le génie de tes tonnants parchemins
A toutes les couronnes
Puantes, pétantes,
Amputantes
De royaux boyaux
Soumis loyaux
A leurs maîtres ès caniveaux
Putrides intestins
Explosant de faux sans âmes,
En faux vociférant de lames,
Rien qu’une lie d’infâmes
Fous et de mesquins
Croyant pouvoir éteindre
Les tonitruantes flammes
D’un peuple qui parvint à étreindre,
Sans peur ni larmes, son destin !
Mais toi, Abou El Kacem,
Fils d’indomptables aigles Chebbi,
Ami des fières palmes,
Compagnon de rêves
Des merveilleuses gazelles ailées,
Tu sus,
En sublime auguste séraphin,
Dire le soleil des aigles qui luit,
Au creux ensanglantés des cris
Qui voulaient, à tout prix,
Abolir, pour toujours,
Tout joug, toute nuit !
Tu pus gravir, épris,
Les cimes lumineuses
Enceintes de merveilleux
Nouveaux matins
Explosant en majestueuses
Douces et furieuses
Mélodies, tes indomptables chants de vie
A jamais acclamés,
A jamais déclamés,
Par le destin !

© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"

dimanche 25 septembre 2016




 A Rimbaud

Arthur,
Blanc Abyssinien,
Tes voyelles étouffant de lumière,
Embrasent ma solitude
Et éclairent ma tristesse
Qui râle sous le poids muet des mots inutiles.
Tu m’offris la couleur
Et rendis aux étoiles leur sève juvénile.
Inchoative ivresse
Créant l’univers
De mystères,
De questions nues.
Tu me reviens, ramage de baobab,
En transes de cithare,
Sur les flots scintillants de l’Oued Joumine !
Arthur,
Jeune âme
Mordant les éclairs de l’impossible !


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

samedi 27 août 2016

Lettre à un ami

Vol de cigognes  Marta Radziszewska






Sais-tu encore sculpter les nuages,
Chanter le pèlerinage des cigognes
Et t’immoler au crépuscule,
Dans une mer d’épis ?


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"
 

mardi 26 juillet 2016

SANG DE VITRAUX

Vitrail de Jean Bazaine "resurrection", Chapelle de la Madeleine à Penmarch,29*



au Père Jacques Hamel et à toutes les victimes des barbares


Tu pleures, oiseau,
Le sang des cœurs trahis
Ravis à leurs quiètes prières
Assoiffées de lumière.


Puissent tous ces vitraux ensanglantés
Recomposer encore en chœur
Le chant radieux d’un nouvel envol
Vers des chemins d’amour sans fin!

©Mokhtar El Amraoui
Le 26 juillet 2016

* Merci, chère Brigitte Maillard, pour l'information.

samedi 16 juillet 2016

Encore et toujours l'amour !

Graham Gerken

 

Contre vos cyniques  armes
De barbares sourds à la vie
Sourds à l’amour,
Encore et toujours
Notre seule  arme, l’amour !
 
Pour épique réponse
Contre vous,
Semeurs de mort,
Nos mains s’aimeront encore !
 
Et demain,
En un sublime élan,
De nouveaux semeurs
Offriront,  à leur tour,
Aux infinis champs
Riant de chauds labours,
Les graines des plus belles amours !
 
Nos larmes  ne seront plus jamais pleurs
Mais scintillantes fleurs
Embellissant nos demeures,
Parfumant nos deuils
Qui se feront seuils 
De rencontres et nids promis
Pour les promeneurs endormis 
Réveillés  en chœurs
Par nos terres
Et douces mers de caresses,
Loin de toute amère détresse !
 
Contre vous,
Barbares sans cœurs, 
Se dresseront sans peur
Nos coeurs explosant 
De liberté, de fraternité,
Pour oublier,  à jamais,
Tous nos malheurs,
Toutes nos douleurs,
Dans un éternel chant
D’amour et  de paix!
 
© Mokhtar El Amraoui
Le 16/7/2016

 
 © Mokhtar El Amraoui© Mokhtar El Amraoui© Mokhtar El Amraoui

 

 

© Mokhtar El Amraoui© Mokhtar© Mokhtar El Amraoui

  © Mokhtar El Amraoui

 

mardi 12 juillet 2016

Nouvelles couleurs


Illustration trouvée sur le Net



Nous relierons patiemment nos veines.
Et de nos sangs mélangés,
Sortiront des couleurs
Jusque-là inconnues.
Et tous unis,
Nous leur donnerons
De nouveaux noms,
Sur les rythmes des battements
D’un même coeur.


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"
 

samedi 28 mai 2016

Ô Mère!

Bonne fête, les Mères!
 


Sun child  de Dora Hitz


Ô Mère !
Lait toujours ascendant,
Voyageur
Dans mes étoiles nécessaires
Conjuguées aux distances blessées de mon cri !
Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel
Recousu de ses blessures larmoyantes
Pour reporter, de ta lymphe triomphante,
Ma folle errance et mes agonies !
Tu es les arbres candélabres
Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables
De mes lourdes litanies d’incompris
Trébuchant de tant de chaînes,
Ombre prévenant mon possible aveuglement,
Seins aux aguets pour me rassurer,
Pour m’arracher au plus profond
De mes sauts anéantis
Et me faire renaître, entier,
Dans ton feu jamais brûlant,
M’offrant la juste chaleur
De ces mains des ans
Qui me caressent de leurs attentes,
De ce sang toujours prêt à me reprendre
De mes jours soliloques d’exilé
Sans échos !



© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
 

samedi 7 mai 2016

LIBERTE



Nulle plainte,
Nul regret,
Si c’est pour toi

Que je meurs
Liberté.
Nul regret,
Nulle plainte,
Tu es le seul chemin du bonheur.
Si l’on meurt pour toi,
La mort n’est plus un malheur
Et tant qu’on vivra par toi,
La vie ne sera plus un leurre.
Liberté
Sans toi, la mort,
Sans toi, la vie
Ne seraient plus qu’erreurs.


©Mokhtar El Amraoui in « Arpèges sur les ailes de mes ans »
Photo tirée du Net

mercredi 4 mai 2016

Ton souffle, tes pas!

Aly Ben Salem




Ton souffle, tes pas
Et toutes ces étoiles d’ombres
Que sème ton corps éclairé

Au silence du vent
Qui écoute la flûte des mers
Le bercer de tes fleurs
Semées dans les paumes chaudes de tes rêves !

Ton souffle, tes pas !
Un papillon enivré par son butin de lèvres
Et un soleil qui joue aux damiers des ombres !

Ton souffle, tes pas
Et une belle rosée de souvenirs
Parfumée à l’envol de nos jours à venir !




©Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

vendredi 22 avril 2016

LES CRIS DE LA TERRE



Empoisonnée, ensanglantée, minée,
Emprisonnée, calcinée, meurtrie,
Tu implores, Terre, en criant
De toutes tes racines- veines,
De tous tes fleuves et rivières,
L’Homme-l’ingrat,
D’arrêter tous ses crimes,
De te laisser continuer
Les chants de tes épopées
Portés par tes échos,
Entre monts et vallées,
Entre labours et cimes,
Entre grottes et forêts !

Empoisonnée, ensanglantée, minée,
Pourtant, tu lui offres encore
Ton eau qu’il assassine,
Tes arbres qu’il élimine !
Pourtant, tu coules encore
Roucoules, ton corps asphyxié,
En tes chemins de fleurs,
En tes rires de mer, en tes aires,
En tes champs, en tes déserts, rêveuses dunes !
Pourtant, ses impitoyables gaz brûlent encore tes pleurs !
L’ingrat rend de ses dards d’acier et de haine
Ton voyage d’amour impossible !
Terre ravagée, tu es son lâche trophée, sa cible !
Il ne sait que te violer, t’estropier, te polluer,
Bourreau aux bras pestilentiels,
Aux flammes de fiel !
Pourtant, tu lui offres encore
Ton sang, tes fruits, ton miel,
Tout l’argent, tout l’or de ton généreux ciel !


© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"
Le 22/4/ 2016

lundi 4 avril 2016

Berceuse pour ma bien-aimée

Hessam Abrishami

Viens dormir, ma douce colombe,
Ma bien-aimée!
Viens voyager,
Toi, mon amour si éreinté !


Je caresserai tes rêves de paix,
Tes cheveux qui racontent
Tant d’années de luttes, tant de veillées !

Laisse ton souffle, qui se libère, me réchauffer
De toutes ses lunes, de tous ses soleils !
Il couvrait tous leurs réveils, tous leurs sommeils,
De baisers, quand ils étaient,
Au milieu de la nuit, si effrayés,
Quand ils se réfugiaient, petits anges,
Dans le nid de tes insomnies, mon ange!

Ta radieuse patience, qui toujours rit,
Leur cachait tes peines et tes soucis.

Viens donc dormir, ma douce colombe,
Ma bien-aimée!

Je bercerai, toutes les nuits,
Ton corps qui a toujours bercé
Tant de vagues d’espoirs portés
Par les ailes de nouveaux fruits,
Ton corps qui cherche, aujourd'hui,
Un doux rivage où se reposer,
Pour se recomposer,
Après les fatigues de tant d'années!

Viens donc dormir, ma douce colombe,
Mon adorée!
Je te bercerai, jusqu’au sourire serein de ton arrivée
Au plus profond de mon cœur qui, jamais, n’a cessé de t’aimer !

© Mokhtar El Amraoui in "Nouveaux poèmes"
 

mercredi 30 mars 2016

EXIL



 Les Palestinien(ne)s retourneront,bientôt, en Palestine, leur chère terre!

Dans tes yeux,
Mon enfant,
J’ai lu l’exil.
Toi, qui es né
Loin du pays,
Tes cheveux ont la couleur de l’olive
A laquelle nous n’avons plus
Le droit de toucher.
Dans l’éclat de tes dents serrées,
Mon enfant,
Je regarde
Des milliers d’étoiles calcinées,
Nos terres volées,
Nos maisons bombardées,
Des bouquets de poings
Tombant sous les orangers.
Dans le mercure de tes larmes,
Mon enfant,
J’ai lu l’exil,
L’exil d’un peuple.


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

dimanche 14 février 2016

Mon Amour



La vérité, pour se dire,
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère !


© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »








































































jeudi 21 janvier 2016

L'oiseau crucifié

Pablo Picasso 

Ils éteignirent les dernières bougies
Et écoutèrent
Se dire la lune.
Elle voulut leur apprendre
L’éclosion d’une lumière,
Le chant en retour de dunes ensanglantées
Et le cri luisant d’un oiseau crucifié,
Dans les distances des pas nocturnes
Que dévorent les jours,
En haillons de nuits.


©Mokhtar El Amraoui in "Le souffle des ressacs"