samedi 28 mai 2016

Ô Mère!

Bonne fête, les Mères!
 


Sun child  de Dora Hitz


Ô Mère !
Lait toujours ascendant,
Voyageur
Dans mes étoiles nécessaires
Conjuguées aux distances blessées de mon cri !
Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel
Recousu de ses blessures larmoyantes
Pour reporter, de ta lymphe triomphante,
Ma folle errance et mes agonies !
Tu es les arbres candélabres
Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables
De mes lourdes litanies d’incompris
Trébuchant de tant de chaînes,
Ombre prévenant mon possible aveuglement,
Seins aux aguets pour me rassurer,
Pour m’arracher au plus profond
De mes sauts anéantis
Et me faire renaître, entier,
Dans ton feu jamais brûlant,
M’offrant la juste chaleur
De ces mains des ans
Qui me caressent de leurs attentes,
De ce sang toujours prêt à me reprendre
De mes jours soliloques d’exilé
Sans échos !



© Mokhtar El Amraoui in " Le souffle des ressacs"
 

samedi 7 mai 2016

LIBERTE



Nulle plainte,
Nul regret,
Si c’est pour toi

Que je meurs
Liberté.
Nul regret,
Nulle plainte,
Tu es le seul chemin du bonheur.
Si l’on meurt pour toi,
La mort n’est plus un malheur
Et tant qu’on vivra par toi,
La vie ne sera plus un leurre.
Liberté
Sans toi, la mort,
Sans toi, la vie
Ne seraient plus qu’erreurs.


©Mokhtar El Amraoui in « Arpèges sur les ailes de mes ans »
Photo tirée du Net

mercredi 4 mai 2016

Ton souffle, tes pas!

Aly Ben Salem




Ton souffle, tes pas
Et toutes ces étoiles d’ombres
Que sème ton corps éclairé

Au silence du vent
Qui écoute la flûte des mers
Le bercer de tes fleurs
Semées dans les paumes chaudes de tes rêves !

Ton souffle, tes pas !
Un papillon enivré par son butin de lèvres
Et un soleil qui joue aux damiers des ombres !

Ton souffle, tes pas
Et une belle rosée de souvenirs
Parfumée à l’envol de nos jours à venir !




©Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»