dimanche 25 septembre 2016




 A Rimbaud

Arthur,
Blanc Abyssinien,
Tes voyelles étouffant de lumière,
Embrasent ma solitude
Et éclairent ma tristesse
Qui râle sous le poids muet des mots inutiles.
Tu m’offris la couleur
Et rendis aux étoiles leur sève juvénile.
Inchoative ivresse
Créant l’univers
De mystères,
De questions nues.
Tu me reviens, ramage de baobab,
En transes de cithare,
Sur les flots scintillants de l’Oued Joumine !
Arthur,
Jeune âme
Mordant les éclairs de l’impossible !


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

4 commentaires:

  1. Comment se fait-il que le génie d'un jeune homme ayant écrit « si peu » retentisse jusqu'ici ? C'est prodigieux, quand on y pense. Joli poème qui lui rend hommage !

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    1. C'est la force de sa poésie profondément intemporelle, cher Guillaume!

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  2. C'est très beau Mokhtar, on fait un tour du monde dans la magie de la poésie en ces quelques mots.

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    1. Merci beaucoup de ton appréciation, Caroleone.

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