mardi 28 février 2017

Le ventre de l'épave

Photo d'épave tirée du Net


Il a percé la dune pour mesurer
L’ampleur du silence
Et les possibilités de passage
Vers le ventre de l’épave.
Il a reporté toutes les questions
Sur la fossilisation
Et les méandres de la solitude.
Que peut retenir de lait le reflet
Volant d’une étoile
Recensée par un fantôme ?
La lune cracha tous ses venins
Sur le narcisse opiniâtre
Riant de sable
Qui répétait, sans cesse :
« Le feu des jours n’a plus de laisse ! »



© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Photo d'épave tirée du Net

mardi 21 février 2017

RENCONTRE

Charles-louis La Salle



Je te rencontrerai,
A l’heure où les gosiers ailés
Boivent dans le roulis lunaire,
Quand les cils enflammés
Retournent au port,
Hissant fièrement
Le pavillon de leurs veines.
Je t’attendrai,
Dans les bras perdus de mon ivresse
Qui danse,
Le cou lourd
Des colliers de jasmin nocturne !
Je te reconnaîtrai, sans peine !
Tu auras le même grain sur le front.
J’y cueillerai des brassées de chaudes perles
Aux arômes souriants !
J’en sertirai ce tapis de corail
Mon coeur
Que ton impatience d’hirondelle,
En le volant,
A brûlé !


© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

lundi 13 février 2017

MON AMOUR




La vérité, pour se dire,
Embrasse tes lèvres.
Le soleil, pour briller,
Doit, chaque jour, se lever,
Des rayons de ton ombre.
Les étoiles, en colliers, se bousculent sans nombre,
Pour venir, assoiffées, boire, à ton cou, les coupes de lumière
Sans lesquelles elles ne seraient que constellations sombres.
Quand leurs ailes se déploient,
Les oiseaux imitent ta voix,
Pour chanter mon amour pour toi,
Ses peines et ses joies.
Les dunes, en courbes, s’échinent dans tous les sens,
Pour imiter tes hanches qui, à chaque pas, dansent.
Jalouses de toi, toutes les mers, en colère, divaguent
Et des fléaux de leurs vagues,
Fouettent rageusement les cieux
Qui ont caché, dans l’écrin de tes yeux,
Les diamants les plus précieux.
Et moi, mon amour,
Depuis toujours,
De tous les joyaux de la terre,
C’est ton cœur que je préfère !




© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Le tableau est de Berit Kruger-Johsen

mardi 7 février 2017

LE LIVRE


Qu'il soit celui des morts
Ou celui des vivants,
Le livre t'ouvre ses immenses ailes au firmament!
Il t'invite au voyage,
De port en port,
De page en plage,
De plage en page,
De ville en village,
De visages en paysages
Et ne te laisse jamais livré à ton triste sort!
Il a tellement de secrets à te confier, avant ta mort,
Qu'il te rendra, pour l'accepter, bien plus fort!
C'est dans l'océan de ses mots
Qu'il te convie à renouveler ta peau,
A surmonter tes peines et tes maux,
A alléger tous tes fardeaux!
Dense, le livre te fait frémir,
Danser, pleurer et rire.
De l'Homme, il te révèle le meilleur, tout comme le pire,
Ce qui l'égaie et ce qui le fait souffrir!
Si tu veux, tout cela, découvrir,
Je te conseille, ami(e), de lire!

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »

Photos prises, le samedi 4 février 2017, à la Place des Arts de Bizerte, dans une mobilisation pour la motivation à la lecture et la réhabilitation/ revalorisation du livre.






Lecture et atelier d'écriture


Avec l'écrivain Salah Démess ( au béret), me voici tenant mon recueil " Le souffle des ressacs"