dimanche 12 mars 2017

Pétale de silence

Kandinsky

Habité de souvenirs,
Notre soleil s’effrite en mots.
Le pétale offert au silence
Dormira encore entre nos lettres !
En ce point d’apparition,
L’azur épelé par les migrants
Renaît des chants fatals.
Une voie s’ouvre alors aux questions !
Les buissons de nos mots perdus
Brûlent d’ascensions nos chairs.
Nous avons toujours deviné
Ce désert qui nous enflamme
Par les lèvres de nos absences.


© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs»

2 commentaires:


  1. C'est vrai, qu'au fil du temps nos souvenirs "s'effritent en mots" ou en "silence"
    Il y a tant "de mots perdus" dans le sable de nos déserts!

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