mardi 23 mai 2017

ESPASMES



Le vent, au loin, fleurit
Dans le pollen des rumeurs.
Les darboukas habillent nos vertiges
De pagnes et de papillons.
La muse, dans les bras d’Eole,
Edifie un pont de guitares,
Entre nos systoles et diastoles.
Un paon floral,
Possédé par la coquetterie du lierre,
S’élance dans les vapeurs montantes
D’une musique
Où se multiplient les étoiles,
Dans le sel luisant,
D’une eau complice.

© Mokhtar El Amraoui in "Arpèges sur les ailes de mes ans"

La photo est d'Arthur Szygulski

4 commentaires:

  1. Merci pour ce feu d’artifice printanier !

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    1. de rien, chère Manouche. Merci de l'apprécier.

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  2. Entre cri de douleur et chant lyrique, ta poésie me réveille,mon pays ne chante plus, ne crie plus, ne dit plus rien, ta poésie est nécessaire.

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    1. Merci de tes gentils et beaux mots, chère Orfeenix.

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